SAUMUR-PREMIERES RENCONTRES DE L’EQUITATION DE TRADITION FRANCAISE

 

Un événement fondateur au sein des Semaines Européennes des Arts Equestres à Saumur.

Pour soutenir l’attribution du label patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO obtenue en novembre 2011, le Comité Équestre de Saumur et l’Institut Français du Cheval et de l’Équitation s’associent pour lancer les Premières Rencontres de l’équitation de tradition française. Le Cadre Noir de Saumur, l’un des garants de cette équitation, a accueilli  en ses murs cet événement les 16 et 17 octobre 2014.

Magdalena Pommier a participé à cet évènement avec son cheval Tucho pour représenter l’équitation éthologique. Elle a montré un travail classique en selle et en filet pour ensuite travailler à pied en liberté, puis exécuté des mouvements de dressage monté à cru et en cordelette.

Voir les reprises presse :

http://www.eurodressage.com/equestrian/2014/11/10/history-french-equitation-part-iii-tradition-does-not-exclude-love-progress

http://arazzi.passion.cheval.over-blog.com/2014/11/demonstrations-retour-sur-les-interventions-du-vendredi-17-octobre-au-matin.html

Le bilan par Magda :

« J’ai été très émue d’avoir été invitée pour représenter l’équitation dite « éthologique ». Je me suis sentie un peu perdue dans ce grand manège, au milieu de tous les « grands », mais Tucho a répondu présent. Il a été bien plus sûr de lui que moi je ne l’étais !

Les débats de ces journées ont beaucoup tourné sur la technique, la justesse et la décontraction dans les mouvements de dressage recherchés. Les extrêmes des méthodes modernes dans le haut niveau (hyperflexion, éperons électriques, etc.) ont bien évidement été dénoncés.
L’équitation éthologique à introduit (ou repris) la notion de confort et d’inconfort. Celle-ci est là pour faire accepter au mieux les aides et la pression requise pour la discipline choisie. Mais il y a beaucoup de chevaux défait, qui travaillent dans le mauvais sens à force d’être montés « freestyle  » et sans aucune connaissance de la mécanique du cheval ! N’oublions pas que le confort du cheval dans le travail passe par un confort physique qui lui permet de nous donner ce que l’on veut qu’il exécute. La monte en cordelette n’est donc pas une fin en soi. Durant ces rencontres, Alizée Froment a d’ailleurs répété que si elle montait chaque jour Mistral en licol ou en cordelette, elle ne lui donnerait pas une semaine pour qu’il se défasse musculairement et qu’il ne puisse plus lui donner ces mouvements.
 Je trouve important de se pencher sur la question du comment le cheval apprend et pourquoi il apprend de cette manière. Développer une relation avec lui nous aide à favoriser un travail abouti et ce, même à au haut niveau. 
Je débourre de jeunes chevaux avec ces méthodes dites éthologiques depuis 13 ans, et je suis passionnée de dressage depuis 10 ans. C’est sur Tucho que j appris à faire mes premières épaules en dedans. 
Il est important que non seulement le cavalier comprenne l’équitation (ce qui est déjà compliqué), mais aussi que le cheval puisse la comprendre; et c’est à nous de lui donner les outils nécessaires pour le faire. Ronnie Willis disait que lorsqu’on travaille sur le tout début de l’éducation d’un cheval, on améliore la finalité de son dressage et vice et versa. 
Travailler sur le débourrage de chevaux et sur certaines rééducations m’ont permis de comprendre certains principes que j’ai pu relire chez les maîtres d’équitation de tradition française écrites différemment. 
mais finalement l’homme de cheval n est t il pas universel ? les vrais hommes de cheval transcendent t ils pas les méthodes? 


Merci Tucho pour tout ce que tu m’as appris depuis toutes ces années. C’est grâce à toi que je suis toujours plus juste. »